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Jeunes, trans, bi, asexuel·les :
invisibilité et vécus spécifiques au travail

En bref

Les jeunes professionnel·les, les personnes trans et les personnes bi, pan ou asexuelles rencontrent des difficultés spécifiques d’invisibilité et de prudence.

40%

des moins de 25 ans ne sont pas du tout "out" au travail

des personnes trans cachent activement ou par évitement leur transidentité.

Jeunes professionnel·les

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les jeunes, loin d’être à l’aise dans leur début de carrière, admettent une prudence stratégique :

4/10 des jeunes de moins de 25 ans ne sont pas du tout "out" dans leur environnement professionnel.

 

Iels préfèrent d’abord jauger l’ambiance, différer la divulgation ou éviter les conversations trop personnelles. Ce manque d’assurance statutaire, cette peur d’un “faux pas” précoce peuvent les conduire à l’isolement.

« J’ai été poussée à mentir plusieurs fois sur mon week-end... Cela me rendait moins “sympa” avec mes collègues. » (lesbienne, 24 ans)

Personnes trans

 

Pour les personnes trans, la question de la visibilité de l'identité de genre s'ajoute à la question de la visibilité de l'orientation affective et sexuelle. 

 

Le quotidien est marqué par une exposition constante aux micro-violences  : mégenrage, usage du deadname, pressions pour surveiller tenues, mots, attitudes et éviter le “clocking”.

La politique d’inclusion affichée ne suffit pas toujours à installer un sentiment de sécurité ; la vigilance et le soutien managérial sont donc déterminants.

Les témoignages révèlent la réalité quotidienne 

« Je suis une personne transmasc, qui apparaît de façon assez masculine, et dans la rue on me perçoit comme un homme, mais je suis femme sur mes papiers. De fait je suis traité comme une femme, mais une femme lesbienne masculine. Les gens ne savent pas comment se positionner vis-à -vis de moi, je ne m'out pas
et je suis assez limité dans ma façon d'agir. »

(queer, non binaire, 27 ans)
Bisexuel·les, pan, queer

 

Les personnes bisexuelles, pansexuelles ou queer affrontent de leur côté une invisibilité structurelle, liée à la difficulté de “nommer” leur orientation. 

Avec la crainte d’être jugé·e ou incompris·e, leurs stratégies restent l’évitement ou la divulgation restreinte. 

Les témoignages révèlent la réalité quotidienne 

“Je suis formateur·ice. En fonction des groupes que je forme je ne me comporte pas pareil. J'ai d'ailleurs changé ma signature et enlevé le "iel" pour éviter l'enbiphobie”*.
Personnes asexuelles

Enfin, les personnes asexuelles pâtissent d’un effacement quasi total. Non reconnues, rarement incluses dans les discours ou les actions collectives, elles s’efforcent de demeurer invisibles dans un univers où la conversation informelle fait souvent la part belle à la vie amoureuse ou sexuelle.

"Je cache mon asexualité en ne niant pas quand on me dit : “tu es jeune, tu vas trouver quelqu'un”

 EN CONCLUSION 

Ces différences rappellent qu’aucune politique d’inclusion ne peut être efficace sans une approche segmentée, qui reconnaît les vécus spécifiques et donne la parole aux profils les moins visibles. 

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